Hôtes et Amis de la Tour de Farges 

 

 

1  Caroline  Ungher  (1803-1877) 

 

 2 François Sabatier (1818-1891) 

 

 3   Gustave Courbet  (1819-1877)

 

 4  Stendhal  (Henri Beyle)(1783-1842)

 

5 Moritz Hartmann (1821-1872)

 

Un Rêve à l'état pur

 

 

 

 

 

 

 

Muscat  de  Lunel                         Pierre Sabatier(1892-1989)

 

 

                                                   Sur la route de LUNEL- VIEL à ST GENIÈS DES MOURGUES,  au sommet d'une colline plantée de ceps de vigne muscat, un boqueteau  dérobe aux regards "La Tour de Farges". La première trace que nous laisse l'histoire remonte au 16ème siècle où la propriété appartint à Jacques de Farges, apothicaire et parfumeur, hôte et maître des frères Platter, dont la demeure occupait l'emplacement du square de la Préfecture à Montpellier.

                             C'est là qu'il eut l'honneur de recevoir le roi CHARLES IX en 1564 venu visiter son cabinet d'histoire naturelle et d'antiquités.  Il mourut tristement cinq ans plus tard, pendu à la maîtresse poutre de sa maison, pillée par la foule pendant les  troubles  religieux .

                              De l'ancien domaine, il ne reste que deux tours, dont l'une fut un pigeonnier.  La troisième qui orne le domaine fut construite au 19ème siècle et fut une tour du réseau de télégraphe Chappe.  Sur le flanc de la colline, s'élevait la villette de "Montels", une de ces agglomérations mystérieusement disparues au Moyen Age dont une croix de calvaire, encore vénérée de nos jours rappelle l'existence.

                              Depuis la fin du 18ème siècle ,  la Tour de Farges appartient à la famille Sabatier d'Espeyran,  Pierre Sabatier ( 1892 --- 29 août 1989) en fut le propriétaire  et aujourd'hui  Irène Sabatier  d'Espeyran - Roussel .         François Sabatier qui en fut le propriétaire au cours du 19ème siècle, était un de ces amateurs d'art qui, comme Fabre, Bruyas, Valedeau et quelques autres, avait su lier amitié avec des artistes de talent.

 

                       François Sabatier avait rencontré à Florence la célèbre cantatrice viennoise Caroline Ungher  choisie par Beethoven pour la création  de la IX ème symphonie ; elle souleva l'enthousiasme à Vienne dans le rôle de Cherrubin des "Noces de Figaro", fut l'interprète à Paris au théâtre des Italiens, au cours de l'hiver 1833-34, du Don Juan de Mozart et au théâtre de La Pergola de Florence,l'idole du public dans "Semiramis"  et "le Barbier de Séville".  François épousa Caroline le 18 Mars 1841. Grâce à eux, après Fabre et la duchesse d'Albany, Florence et Montpellier  s'unirent par les arts et l'amour. Le ménage vécut à Florence, Paris et  à La Tour de Farges où il connut  un amour passionné, tendre et respectueux. Homme de lettres, François Sabatier écrivit une traduction du Faust de Goethe respectant la métrique allemande.  Son œuvre fait encore autorité avec celle de Gérard de Nerval.

  

 

 

Amateur de peinture, François Sabatier fréquentait à Paris   et appelait à La Tour de Farges les jeunes peintres les plus turbulents . Il se lia d'amitié avec les frères Devéria, Dominique Papety, élève de Ingres, (marseillais, prix de Rome et éléve de Ingres) qui mourut du choléra en 1849, le romantique Gustave Ricard dont le Musée Fabre possède quelques toiles d'un charme délicat ; il accueillit sur le domaine Gustave Courbet de qui le portrait de Sabatier passa longtemps pour celui de Proudhon, tant il est vrai que rien ne ressemble plus à une barbe qu'une autre barbe. peintre Dominique Papety

Lors de son séjour en 1857, plantant son chevalet sur le chemin nord, Courbet peignit une Vue de la Tour de Farges, subtil équilibre entre ciel et terre, lumière et obscurité, où l'édifice mystérieux appelle et rassure à l'horizon.  Tous ces peintres vinrent à la Tour de Farges, y ont travaillé, ont reçu le choc de la lumière  qui s'y répand, de la transparence au plus grand feu.  Si dans leurs œuvres, ils se plient encore à de tyranniques influences, ils ont su, comme dans le tableau de Courbet, garder ce lent et sensible travail du contact avec la nature et la luminosité des paysages languedociens qui fera quelques années plus tard la célébrité d'un Frédéric Bazille.

 

            De son côté, Caroline Ungher, éloignée de la scène par amour en pleine gloire, recevait avec son mari, les artistes lyriques et de nombreux élèves venus prendre ses conseils, l'entendre et partager avec elle quelques instants du paradis de la musique et du chant a capela.

              A la croisée des chemins, le vieux mas prend l'allure d'un petit phalanstère intellectuel et esthète placé sous le signe des arts, un salon de culture internationale, de chant, une académie de peinture romantique, où règne l'harmonie des personnages et des rencontres, un lieu où se répandent à profusion l'esprit, le goût et le sens du bonheur.

                                                      

 

 

Fréquemment le train à vapeur de Nîmes s'arrêtait en gare de Lunel - Viel.  En descendaient trois jeunes beautés blondes, dont la crinoline à la dernière mode, les gants brodés et la capeline fleurie détonnaient et ravissaient les femmes des mas encore vêtues d'un seyant mais rustique costume provençal : c'étaient les sœurs Klaus et Lily Lehmann dont les voix fraîches montaient le soir dans le grand salon ouvert sur la campagne endormie accompagnées  du chant des grillons perdus dans les vignes encore tièdes de la chaleur du jour.

 

 

 

      Un jour, d'un wagon brinquebalant descendit un homme au teint pâle, au regard fixe se posant sur toutes choses, examinant le paysage comme un poète, le scrutant comme un homme de science, se faisant indiquer la direction des étangs, la silhouette du village, emplissant ses yeux de lumière et de souvenirs. L'énigmatique et silencieux visiteur n'était  autre que Jules Michelet que les villageois saluèrent alors que l'attelage s’enlevait au trot pour LA TOUR DE FARGES. Un autre matin d'hiver, descendit du train, un homme de bonne taille, vigoureux et trapu.  L'air frais le faisait tousser il avait apparemment de l'asthme.  Ses yeux bruns immobiles et perçants, sa barbe et ses longs cheveux indiquaient un esprit tendu par l'effort permanent de la pensée.  Il avait l'aspect calme et paisible d'un professeur de philosophie.  Sortant un billet de son portefeuille, il le tendit avec politesse au chef de gare intrigué, et lui demanda, avec un fort accent allemand, s'il y avait loin jusqu'à la Tour de Farges.  Mais déjà s'avançait le cocher et le chef de gare entendit un nom.  Ce n'était, à vrai dire ni l'un de ces peintres connus, ni un acteur, ni un de ces écrivains qu'il avait coutume d'accueillir.  Il avait simplement dit au cocher un nom, bien anonyme : "Pardon, mon ami, n'est-ce point moi que vous cherchez ? Je me nomme Karl Marx."Celui qui, avec Engels venait de lancer au monde le manifeste du Parti Communiste ( 1848 ),  portait sur lui son ouvrage célèbre 'Le Capital'.  Il venait passer quelques jours chez son ami Sabatier, lui confier ses malheurs,  "sa révolution" , lui demander aide et assistance suite  aux  arrêtés d'expulsion qui le poursuivaient depuis l' Allemagne, la Belgique jusqu'en France, avant de se poser à Londres.  Cet évènement donnera sans doute à la Tour de Farges une célébrité quasi religieuse et constitue une preuve nouvelle qu'en Languedoc, on fait décidément des rencontres bien inattendues au fil des ans et des chemins.

 

                          Il y a d'ailleurs sans doute, des lieux prédestinés.  Hier encore, c'était une grande cantatrice qui choisissait La Tour de Farges pour prendre une glorieuse retraite.  Jeanne Cros, y retrouvera jusqu'à ses derniers jours, l'écho triomphal de l'Opéra et le souvenir délicat du bon félibre Roux.

 

Texte inspiré du livre de Maurice Chauvet  "Itinéraires aux pays d'oc"

Titre " TERRES DE PRESTIGES"

Les éditions des Arceaux 1949

 

 

 

                                                    

                                                                     

 

LA TOUR DE FARGES  34400  LUNEL-VIEL

TEL 04.67.83.01.69  FAX 04.67.83.71.23  VH 06.07.49.16.17

E-MAIL /  tour.de.farges@wanadoo.fr

Propriétaire Madame Irène Sabatier d'Espeyran épouse  Philippe Roussel

 

 

 

 

 

 

                                                   

 

 

 

Farges

Dans l'édition : "Armorial de la noblesse de Languedoc"

Généralité de Montpellier, on peut lire:

1- Simon de FARGES, conseiller du Roi, maître des comptes à Montpellier, obtint l'érection de la terre de Témelac en baronnie en 1558; il fut  père de Jean de FARGES, Baron de Témelac ; il épouse le 14 octobre 1649 Esther de Focard, et fut maintenu dans sa noblesse comme fils et petit-fils de maître des comptes, par jugement souverain du 28 mars 1670.

 

Voir : Pavin de la FARGE

 

 

 

 

 

 Caroline UNGHER

 

 

 

 

 


                 Elle naquit à Vienne le 28 octobre 1803.(décédée le 23-03-1877 à Florence).

 

 lien PORTRAIT

 

                 Son père, Johann Karl, originaire de Zips (Hongrie), un instant tenté par la prêtrise, fit des études de droit. Précepteur du baron de Forgacs, il entra ensuite comme intendant au service du baron de Hackelberg-Landau et épousa Anna Cavarese, baronne Karminsky. Amateur de musique et de poésie, il se mêla à la vie artistique de Vienne, se liant avec Beethoven et avec Caroline Pichler - qui accepta d'être la marraine de son unique enfant.

             Caroline manifesta un goût précoce pour la musique : elle reçut le meilleur enseignement : « Mais aussi comment aurai-je pu ne pas être comblée de vraie musique ? La belle-sœur de Mozart, Madame Lange, était mon professeur de chant, le fils de Mozart, mon professeur de piano, Vogl, pour qui Schubert écrivit Le Roi des aulnes, mon professeur de composition. Je vivais dans un temps où à Vienne l'occasion était offerte d'entendre et d'étudier à la perfection » (lettre de C. Ungher).   

 

                                                                    Ce n'eût été suffisant si Caroline n'eût reçu les leçons de bel canto de Mozatti à Vienne et de Domenico Ronconi à Milan. Encouragée par Beethoven, Caroline était à quinze ans une cantatrice recherchée pour les concerts religieux et privés. Elle sut vaincre les réticences paternelles et fut engagée au Kärnthner Thortheater. Sa première apparition dans Dorabella de Cosi fan tutte (24 février 1821) se solda par un demi-échec.

                                                        Les premières gaucheries gommées, elle put rivaliser avec Theresa Fodor et Henriette Sonntag. Sans être régulièrement belle, elle savait plaire grâce à son doux visage, son port charmant, son jeu simple et naturel, et surtout la sûreté incomparable dans la maîtrise des accents dramatiques, tant pathétiques que comiques (voir Friesen, Hermann von, Ludwig Tieck, Erinnerungen eines alten Freundes.... Wien, Braumüller, 1871, t. I, p. 129). Ce fut elle et Henriette Sonntag (« les sorcières ») que Beethoven choisit pour la création de la Neuvième Symphonie et la Missa solemnis ( 7 mai 1824). La première entrevue n'avait pas manqué d'originalité : « Deux chanteuses nous ont rendu visite aujourd'hui et comme elles voulaient à force me baiser les mains et qu'elles étaient toutes charmantes, je leur proposai de préférence de me baiser la bouche » (Beethoven, lettre à son frère, 8 septembre 1822).



                

 

 

 

           Dans les années 1821-1825, la réputation de Caroline était telle que le directeur du San Carlo de Naples l'engagea. Elle soutint la gageure de triompher dans la patrie du Bel Canto ; égale de la Grisi, de la Pasta, de la Malibran, elle parcourt les capitales italiennes, ovationnée partout. Rossini disait d'elle qu'elle possédait « l'ardeur du Sud, l'énergie du Nord, une poitrine de bronze, une voix d'argent et un talent d'or ». Elle crée les œuvres de Rossini, de Bellini, de Donizetti.



                 Elle ne fit qu'une brève incursion à Paris, pendant le carnaval de 1834 (Zerlina dans Don Juan) ; Dumas la rencontra, mais, tout à sa passion d'alors pour Marie Dorval, la remarqua à peine. Riche, fêtée, les soupirants ne manquaient pas : Ruolz, Dumas, on le sait maintenant, mais encore le poète dramatique E.S. von Holbein. Un autre poète, Nicolas Lenau (« Un sang tragique roule dans les veines de cette femme. Son chant suscite dans mon cœur une tempête de souffrances ») l'aima, se fiança avec elle à Ischl (été 1839), mais il n'avait su rompre les chaînes qui le liaient à l'épouse du Directeur général des Postes autrichiennes, Sophie de Löwenthal. Excédé par les scènes de jalousie de Sophie, il pénétra, criant et gesticulant, dans la chambre de Caroline, exigea que lui fussent rendues les lettres qu'il lui avait adressées. Puis, sans saluer, s'éloigna en dansant dans les escaliers. Désemparée, Caroline se réfugia à Rome. La curiosité la sauva : Daguerre venait d'inventer la photographie. Un jeune Français avait apporté à Rome un daguerréotype ; Caroline envoya son ami, le peintre Charles Henri Lehmann (Kiel 1814-Paris 1882), quérir l'appareil et le jeune homme. Il s'appelait François Sabatier (Montpellier, 2 juillet1818), avait quinze ans de moins que Caroline - orphelin d'un hobereau languedocien, qui élevé à la diable par un oncle, s'était jeté dans la peinture. Il en était au rituel voyage en Italie. Caroline aima ses longues boucles noires dévalant jusqu'aux épaules. Ils se marièrent le 18 mars 1841. Caroline ne put aussitôt abandonner la scène : des contrats la liaient avec des théâtres allemands.

Le jeune couple partit, François se mit avec fièvre à l'étude de l'allemand : il rencontra Meyerbeer, Liszt, Schuman, des peintres, des écrivains, Tieck en particulier. De retour en Italie, il s'installa à Florence où Caroline acquit une demeure, « La Concezione », à Trespiano(4 km de Fiesole). Caroline ne fut plus, selon son dire, qu'une « aubergiste passionnée », recevant amis et invités, soit à Florence, soit au domaine de La Tour de Farges, soit à Paris, enfin (le jeudi, en 1850).



               
     Dumas fut-il de ses hôtes ? Sans doute à Florence quand il y résidait lui-même, certainement à Paris à partir de 1848. Maria D... n'était pas morte en 1855, elle lut probablement Une aventure d'amour, femme vieillie, mais aimable encore, aimant encore l'homme qu'elle avait épousé, esprit original et attachant, cœur généreux assoiffé de justice, qui s'écria un jour, s'adressant à Caroline, qu'un lieutenant-colonel autrichien, von Haynau, saluait : « Non ardire dare la mano a quell'uomo sanguinaro ».

                    Caroline s'éteignit le 23 mars 1877 ; François Sabatier d'Espeyran se remaria (avec Marie Boll, décembre 1888), mais lorsqu'il mourut à son tour le 1er décembre 1891, il demanda à être enterré près de Caroline dans le cimetière de San Miniato.
 

                   Quant au vicomte Henri de Ruolz (Ferdinand de S... ), compositeur et chimiste, Dumas lui a consacré une notice biographique : Un alchimiste au dix-neuvième siècle (Paris, imprimerie de Paul Dupont, 1843, 23 p. in-8 qui servit parfois de préface à La Villa Palmieri (Paris, Dolin, 1843 ; Paris, Boulé, 1847). La malheureuse (pour lui) aventure d'amour ne semble guère avoir troublé l'amitié qui le liait à Dumas.

A peine avions-nous achevé notre article qu'un hasard heureux mettait entre nos mains vingt-neuf lettres de Caroline Ungher adressées à Alexandre Dumas. Datées de Palerme ou de Venise, entre le 4 octobre 1835 et mars 1836, elles décrivent le naufrage de l'aventure.



                  Caroline, après le départ d'Alexandre, espère qu'il rompra avec Ida pour l'épouser. L'espoir décroît, les lettres d'Alexandre sont rares. Elle quitte Palerme pour Venise où elle doit créer le Bélisaire de Donizetti ; sa mère meurt à Florence. Elle s'efforce de croire encore au retour de son amant, fait des démarches pour s'assurer qu'il ne craint rien des autorités autrichiennes ; elle exécute des tapisseries qui recouvriront les meubles de leur future maison. C'est bientôt le silence. Alexandre, repris par la vie mouvementée de Paris et par Ida, ne répond plus. Il faut se rendre à l'évidence et rompre.



                       Si Dumas n'avait jamais plus revu Caroline, c'est qu'il l'avait bien voulu. La désinvolture de la phrase dissimule-t-elle un remords ? « Encore une fois j'aurai été déçu dans toutes mes espérances : il n'y a que l'ambition qui me réussit et vous êtes une de celles qui m'auront fait le cœur assez dur pour qu'elle puisse l'habiter », écrivait Dumas à Hyacinthe Meynier en octobre 1834. La cantatrice aurait pu reprendre à son compte la plainte qu'avait proférée son amant. La Norma, une nouvelle fois, était abandonnée.

 

"L'aventure d'amour" entre Caroline UNGHER  et Alexandre DUMAS  se situe entre août 1835 et mars 1836.

se reporter à Alexandre Dumas "père"(1802-1870)  (fils du général Alexandre Davy  Dumas de la Pailleterie)

 "Une aventure   d'Amour"   exemple  lettre du 5 février 1936

Un voyage en Italie suivi de lettres inédites de Caroline UNGHER à Alexandre DUMAS

Préface de Dominique  FERNANDEZ

Textes établis présentés et annotés par Claude SCHOPP

Editions Plon, 8 rue Garancière - Paris - 1985                                                                                                           

            http://fr.calameo.com/read/0000093232eccf4d638a8

 

 

 

 

 

 

 

 

A  Madame

                   Caroline Ungher

 

 

à l'écoute: La Norma

 

                              

UNGHER, Caroline:Mezzo-soprano (suivre le lien)

 

UNGHER, Caroline :

Mezzo-soprano et soprano hongroise

 UNGHER, Caroline (Karolina, dite), parfois Ungher,  parfois SABATIER, du nom de son mari. Vienne 28-10-1803 - Florence 23- 3-1877

Etudes  à Vienne  avec  Aloysia Lange-Weber, J.M. Vogl, à Milan avec D.Ronconi,

            Débuts à Vienne, au Hofoper 1821 (petits rôles, puis Tancredi et Cosi); y crée Abufar de Carafa (1823),    la 9° Symphonie et la Missa   Solennis de Beethoven(1824);          Naples 1825-27, crée Niobé de Pacini et Il Borgomastro di Saardam de Donizetti ; Milan, Scala 1827, Elisabetta (Rossini), crée notamment Isoletta ( La Sraniera) ; chante le Barbier de Séville, Sémiramis, le Pirate, Ana Boléna, crée Parisienne (Florence 1833), Belgicain (1835), la NORMA  1835 à Palerme,  Maria dis Rude 1838 de Donizetti, Le Due Illustrai Rivoli de Mercadante (1839), Furie Camillus de Pacino (Rome 1839), etc.             A Paris, au Théâtre des Italiens 1833-34, Pirate, Capulet (Roméo), Don Giovanni (Zelle), Donna Del lagon (Malcom).

 Retour à Vienne 1839 ; adieux Dresde 1843, et enseigne, se produit en concert jusqu'en 1869.

Sa musicalité, sa remarquable virtuosité, son grave puissant, son brio, firent oublier un timbre  ingrat et des aigus durs. En 1860 Rossini dit d'elle."Ardeur du Sud, énergie du Nord, poitrine de bronze, voix d'argent, talent d'or"

D’après Guide de l’OPERA –Ed° Fayard

 

 

 

 

 

 

                                                   

 

 

         

 

     Gustave COURBET

 

 

 

                  

Dans « Le Salon de 1851 » paru aux éditions phalanstériennes  la même année, François Sabatier-Ungher écrit  « M Courbet s’est fait une place dans l’école française à la manière d’un boulet de canon qui vient se loger dans un mur »…. « Voici , la démocratie dans l’art » Parmi les quelque quatre mille œuvres exposées, la plus étonnante selon le critique François Sabatier-Ungher  est un enterrement à Ornans de Gustave Courbet.

 

 

Lire l'article est de Thomas Schlesser,  "Un enterrement à Ornans et l'harmonie démocratique". 

 

             Thomas Schlesser Le réalisme de Courbet

 

       Texte: Le séjour de Courbet à la Tour de Farges par Jean Claparéde

 

          

            http://www.imagesrevues.org/Article_Archive.php?id_article=4

 

               Académie des sciences 1976 Pierre SABATIER  parle de Courbet

 

             Composition  musicale de Pierre Sabatier La florosa.pdf

 

              Pierre Sabatier :  le souper de Venise crée en 1938.PDF

 

 

 

 

Découvrez "Vue de la tour de Farges "   la toile peinte par Gustave COURBET, réalisée lors d'un séjour chez François  et Caroline ( actuellement au  Musée Fabre à Montpellier ,) suivre le lien:

 

              http://www.picturalissime.com/g/courbet_tour_farges_l.htm

 

 

L'Atelier de COURBET peint  durant l'hiver  1854-1855, après un premier séjour à Montpellier et à  La Tour de Farges. (l'artiste y reviendra en 1857)

 

 

 

Voici " l'Atelier: allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique", de Gustave Courbet (1819-1877).    A droite,  Apollonie Sabatier et Alfred Mosselman mais suivant les sources ,Caroline UNGHER et son époux François SABATIER devant BAUDELAIRE toujours en lecture .

 

Le couple  François SABATIER - Caroline UNGHER est en compagnie des amis du peintre qui  appréciaient le domaine de la TOUR de FARGES .  Courbet les a nommés  "ses actionnaires", à plus d'un titre.

 Celle qui interpréta  la Norma  de Vincenzo BELLINI ,  en 1835 à Palerme, donne à  l'oeuvre  son lien  musical  , montrant  la volonté de Courbet de réunir sur cette toile  ses  proches amis, acteurs de la vie artistique de son époque.

 

 

cf. commentaire de l'Atelier - Historia n° 711 mars 2006

 

 

la signalisation de la route de Gustave Courbet dans l'agglomération de Montpellier

 

Exemple de correspondance

 

François et Caroline en Italie

 

 

Dans le "Palazzo" de Florence  acheté par Caroline et rénové par François en Italie, 23 via Renaï , actuellement occupé par l'école notariale, un salon est dédié à Charles Fourier(Besançon 1772- Paris 1837). La cheminée fut sculptée par Auguste Ottin  (Paris 1811- Paris 1890)

 

 

 

 

 

 

 

       "Le salon de la rue Renaï fut peint par les deux amis de François Sabatier,       Dominique Papety (Marseille le 12 août 1815 - Marseille le 19 septembre 1849)    et  par   Auguste Bouquet ( Abbeville le 13 novembre 1810- Lucques/Italie le 21 décembre 1846)"

DON JUAN et ZERLINE  par Dominique PAPETY

 

 

 

 

 

 

 

A Monsieur  

                     

             Marie  Jean Baptiste   François Sabatier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

acte de naissance de François Sabatier 1818

 

Madame Fournier de Servant , Dessin de Fouquet, Gravé par Chretien (physionotrace)

 

San Miniato Florence (Italie)

 

Deutch  Rundlchau ,  François Sabatier und Caroline Sabatier-Unger  Von Otto Hartwig 

 

François Sabatier et son ami  Papety :  Voyage en Grèce

 

Moritz Hartmann en Languedoc

 

Portrait de Jules Michelet par FS

 

Frédéric Sabatier (bibliophile)

 

Trois Sabatier sur 4

 

 

François Sabatier

 

 

 

 

 

 

Le dimanche, un café pris entre  amis. Lessore

Peinture "des années 1835"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui encore le domaine accueille  les artistes les plus divers

 

 

 

Nous remercions les artistes et les propriétaires des toiles présentées ici, afin de vous donner un aperçu  de leur travail lors de leur passage

 

Les peintres de la Tour de Farges

 

Tableau exécuté lors du concours de peinture en 2008

 

Adrien Seguin La Tour de Farges 1992.pdf

 

 

Orchestre de la ville de Sète  en répétition dans la cour du domaine

 

 

Conférence de Madame Marie Hélène  Castant